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2 décembre 2005 5 02 /12 /décembre /2005 23:28
 
 
 
                                     Pierre VILAIN - bougeoir - grès au sel
 
 
 
Dans la forêt de « La borne »,
 près d’Henrichemont, vivait un magicien poète.
Au printemps quand les oiseaux se mettaient à chanter,
Pierre VILAIN,
les entendait de sa cabane qui lui servait de maison,
 il les entendait et il les piégeait dans sa tête.
Puis il utilisait ses mains de bûcheront,
de fendeur de bois pour les faire resurgir dans la terre grisâtre et molle, l’argile de son village.
Un magicien Pierre,
oui,
car ses oiseaux nous enchantent encore,
lui l’homme des bois,
 lui le poète de la forêt où il aime s’isoler.
Avec ses mots à lui,
avec son langage empli de toute la symbolique populaire,
 ses bougeoirs,
ses corbeilles sortent une à une du petit coin  que lui laisse Alain GIREL dans son propre atelier.
Assis à une petite table,
 la tête dans les épaules,
il ébauche avec rigueur ces figures/oiseaux à la Douanier Rousseau,
 dans cette matière,
le grès,
que la flamme caresse et figera à plus de 1300°,
 sous un épais émail au sel.
Pierre VILAIN porte en lui la mémoire collective des anciens potiers,
 les TALBOT,
 les FOUCHER,
les BERNON,
et les autres,
avec cette rigueur du travail,
ce respect pour cette profession,
ces cuissons collectives.
 Sa sensibilité est à mi-chemin entre l’Art naïf et l’Art brut.
Il garde en lui les traces des soirées qui se prolongent,
et des verres qui se succèdent,
 les uns derrière les autres,
et l’ivresse,
et ses instants dont il ne reste rien,
qu’un goût âpre,
désagréable dans la bouche et un mal de crâne difficile à dissimuler.
Pourtant il y revient comme si ces instants rythmaient à la fois sa vie de bûcheron et sa vie de potier,
comme si sa vie sociale se trouvait là assis au bar du patelin.
Pierre VILAIN avec l’écriture de l’enfance, 
 est un marginal,
un marginal idéaliste et romantique, on sent en lui un besoin fort de reconstruire son « monde idéal »,
où ses mots,
ses vers sont malaxés dans l’argile,
où la poésie est un hymne à la  beauté et à l’amour.
 Cette force intérieure,
il a su nous la communiquer,
il a su nous faire regarder ces oiseaux posés au milieu de leur corbeille de verdure, il a su nous faire tourner autour,
pour que ces oiseaux se mettent de nouveau à chanter,
pour que le manège s’anime,
virevolte comme par magie.
Ces oiseaux sont sincérité et emplis de cette « force presque tranquille » qui marque toute son œuvre.
 Il n’y a pas de mensonge dans l’œuvre de Pierre VILAIN,
 il n’y a qu’un message de l’homme de la forêt,
un homme fait de simplicité et d’humilité,
le magicien poète de « La Borne »,
dont la vie s’est achevée,
mortellement blessé sur la route,
prés de sa forêt !!!
 
 
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2 décembre 2005 5 02 /12 /décembre /2005 07:08

EXPOSITION

  Michel LEPAREUR

JEAN-MICHEL DEGOUMOIS

peinture

MICHEL FAVRE

sculpture

FERME DE LA CHAPELLE

Grand-Lancy

GENEVE

DU 1er AU 20 DECEMBRE 2005

 

 

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Published by bucquoy thierry - dans infoArts-expos
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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 21:06

                                           Maison IVANOFF - La Borne - Cher

 

De son verbe facile, de son tempérament à vif, Vassil n’est pas un homme comme les autres.
 D’un homme pas comme les autres à un homme d’exception il n’y a qu’un pas….et je le franchis. !!!!
Quand vous pénétrez dans son atelier,  que vous distinguez à travers une faible lumière qui se diffuse par des  ouvertures de bois vieilli, par la porte entrouverte....
que votre regard plonge vers la petite table de bois brute, vers ces étagères faites de simples planches.
 Le tabouret, les outils et le petit tour, on a du mal à imaginer que c’est ici que tout a germé, que des pièces sont sortie de la terre mère, de la matrice originelle, figées  par la cuisson dans un four à bois… simple, Vassil IVANOFF, avec ses « godillots » sans lacet et sa tignasse mal peignée.
 Ici,  tout vous semble  figé dans le temps et l’éternité, comme si…. il allait revenir, et finir la pièce inachevée, râler sur la dernière cuisson ou sur une banalité de la vie bornoise, dans ce village isolé, perdu au milieu des bois.
Il était comme cela Vassil, dur et entier, taillé à la serpe, à cran comme tous ces hommes du  Nord….
  Vassil IVANOFF est un maître, de la terre et du feu, il accompagne  les LERAT et Elisabeth JOULIA dans l’histoire de « la terre contemporaine ».
De ces compositions tubulaires à la matière épaisse, en grès émaillé, de ses plaques  engobées et incisées sur un ton de terre sauvage, de ses  grands vases rouges aux émaux épais avec parfois une petite note d’érotisme. 
 Sensualité, érotisme, caresse de la matière brute, il y a toujours un rappel à la femme, au plaisir, un besoin de cet attachement du corps et de l’esprit, un besoin  aussi de l’écrire dans la terre, un besoin  de toucher, comme pour se souvenir.
 Vassil aimait les femmes, et il a su aussi  se faire aimer d’elles.
Ancien déserteur de l’armée bulgare, il fait parti de ces gens qui ne rechigne sur rien, le labeur du travail, l’expérimentation des matières et des émaux, le besoin de trouver sans jamais ne rien attendre des autres.
 Vassil était tout cela et seul face à ses souffrances, face aux cris de la terre qui se déchire parfois, seul parce que toujours insatisfait!!!
Ces œuvres ont été présentées au musée Picasso à Paris, une reconnaissance certes, mais à quel prix !!! 
                                                                                                     
                                                                                                                 
 
 
 
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Published by bucquoy thierry - dans de terre et de matière
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30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 19:36
                                             
                                Atelier Eric Astoul - La Borne - 2005
 
 
L’atelier est le lieu de création de l’artiste
 La genèse, la marmite où on mélange les ingrédients
Un lieu d’ébullition
Un lieu où l’on travail la matière, l’huile et l’acrylique
Un lieu où l’on soude, colle, déchire parfois
 Un lieu de doute et de souffrance aussi
 Un lieu à l’origine de l’art.
 Et c’est bien cela qui nous intéresse
 C’est bien cela le but de ce blog, de vous faire vivre l’Art au quotidien
 De vous faire découvrir sa face cachée
 L’homme qui l’a créé
 À partir d’une matière
À partir d’une pensée
À partir d’une force intérieur et d’une énergie sans relâche
 Pour arriver là où il est aujourd’hui
Dans son atelier
                                          
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Published by bucquoy thierry - dans de terre et de matière
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30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 10:15


Philippe Charpentier
Acrylique sur toile 200cm/200cm 1984
(cliquez sur l'image)
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Published by bucquoy thierry - dans histoire de peinture
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