Frank Leviski est un garçon discret, secret même.
Il peint dans son atelier avec obstination dans le calme et la sérénité de ce Périgord du causse qu’il affectionne.
Ses peintures se fabriquent et se démontent.
Il y a comme un double verdict.
L’objectif recherché c’est le démontage de la peinture.
Influencé par l’expressionnisme, Frank Leviski n’a pas eu d’autre choix que de démonter sa peinture pour se soustraire à une forme de romantisme qu’il considère comme dépassé.
Frank peint et sa peinture s’écoute, dans un silence originel d’une salle d’exposition.
On s’immerge dans la toile faite de bandes, de lignes verticales inlassablement répétées, comme un rappel, de la forme, de la couleur, de la matière.
On s’immerge et on trouve le point d’équilibre, où la peinture et la musique se confondent enfin.
« J’ai donc décidé de démonter ma peinture, physiquement, en ponçant, en meulant, en scarifiant, en arrachant la matière.
Je peints puis je détruis, je soustrais, je superpose des couches pour découvrir ce que j’ai caché, je suspends le temps, je casse une perspective de futur.
C’est un ouvrage sans fin, c’est un mécanisme de la confrontation de l’homme seul et de la disparition. J’utilise ainsi la disparition comme procédé esthétique. »