Alain Girel - Pyramide - Période La Borne
« J’y suis arrivé un jour étrange,
empreint de symbolisme.
Les rues étaient désertes comme elles peuvent l’être par un après-midi de novembre mais les bistrots étaient vides comme ils ne le furent jamais !...
Le village se recueillait ou participait à l’enterrement des cendres de Vassil Ivanoff.
On m’expliquait que le « Maître » qui venait de disparaître,
revenait incinéré au village et l’on célébré son union indéfectible à la terre de La Borne.
J’entrai de plein pied,
ce jour là,
dans un des chapitres de l’histoire de ce village « tellurique » comme se plaisait à le définir Vassil.
Le rite accompli,
le café retrouva vite l’ambiance que je lui avait connue lors de mes passages précédents mais avec l’impression d’être à la charnière d’une nouvelle époque : la borne de la tradition,
depuis la guerre endormie,
venait de vivre un quart de siècle de reconversion,
grâce à une poignée d’artistes, pionniers de la terre. »
Alain Girel