Comment vous parler d’une œuvre, que je ne peux vous montrer, qu’à travers une mauvaise photo prise sur une excellente revue « La revue de la céramique et du verre »,
peut-être en vous donnant les ingrédients et le temps de cuisson nécessaire pour que vous la représentiez virtuellement?
Pourquoi pas!
Casanovas claudi, d’origine italienne est peut-être tombé sur les pentes arides et austères de l’Etna,
a peut-être participé à la fusion de la matière,
à l’incandescence,
à l’embrasement de la forêt voisine,
à l’avancement de la chose,
la matière silencieuse et fusionnelle.
Croûte éléphantiforme,
et craquelures profondes,
éclatement,
virtuosité de la couleur,
des projections.
La température se joue de la matière et de ces formes,
lui donne son reflet,
lui donne sa consistance,
jusqu’à la ville fantôme,
Pompéi.
Sortie des entrailles de la terre,
sortie de la matrice originelle,
conglomérats de substances diverses,
combinaison fusionnelle et aléatoire,
il a peut-être vécu tout çà,
il s’en est inspiré.
Son œuvre est magmatique,
volcanique,
presque centrifugiforme,
presque basaltiforme aussi.
Ces œuvres imposantes respirent cette matière,
cette force primitive,
qu’il fait jaillir et que l’on n’ose pas toucher de peur de se brûler…..encore !