Après un tour de france chez divers potier, un stage à Ratilly chez les Pierlot, Eric Astoul décide assez rapidement de se consacrer totalement à la céramique. Il devient tourneur chez Digan à la Borne, Janet Stedman fait également partie de cette aventure.
Il y trouve une sécurité dans cette production de série.Il acquière aussi une grande maitrise du tournage et détient désormais une base solide.
En 1982, il construit un four thaïlandais "ANAGAMA" de 7m3. C'est le second à la Borne après celui de Steen kepp. Il renoue avec la tradition du four couché, qui remonte, en France, à une époque très ancienne (époque Carolingienne). Eric Astoul pense que la terre, dans sa variété, peut tout exprimer. Il la laisse "vivre" par le feu, ni ajoute ni engobe, ni sel comme la production populaire bornoise.
Eric Astoul est un vrai tourneur, l'équilibre et la respiration rythme sa vie et son atelier. Ces voyages à travers d'autres continents l'amènent à s'exprimer autrement, de façon plus rigoureuse non pas par la précision mais par "l'immédiateté" du geste.
Eric Astoul créé la série des "pots géologiques" puis contruit des "pyramides" découpées, presque cloisonnées comme la peinture de Poliakoff. Le virage est pris, et la liberté artistique a pris le dessous sur la sécurité du tournage. Le feu reste la seule constante qui bouscule tous les repères que l'on a pu préalablement établir.
"une pièce n'existe que lorsqu'elle a passé l'épreuve du feu" disait Babeth.
Son oeuvre s'est imposée, fait partie du quotidien de la production céramique contemporaine, son oeuvre nous est familière, elle nous ramène à cette terre, à ce minéral qui nous entoure .
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Eric Astoul - grés - cuisson four Anagama