Acrylique sur toile 200/100cm 2004
Un monde qui se prolonge, lisière entre 2 mondes,
le nôtre et celui de l’eau, l’inconnu, l’autre monde,
Hostile parfois, comme tout ce qu’on ne connaît pas,
Qu’on ne contrôle pas.
« Nymphéas » se nourrissent des 2 mondes - de l’eau et du soleil.
Ils explosent à cette lisière, à la surface de l’eau.
Ces feuilles luisantes et contrastées servent de
Plongeoirs à grenouilles, de reposoir à libellules.
Ses fleurs au teint de cire ne meurent jamais.
Elles attendent la contemplation de l’homme, du peintre,
S’en nourrit peut-être, aussi.
L’homme Charpentier peint des nymphéas à l’acrylique,
Entre par la matière dans la plante et se confronte
Au mythe du peintre.
Comment peindre des nymphéas après Monet,
Ses nymphéas qui n’en finissent plus de s’imposer
Aux regards des hommes, d’envahir l’orangerie,
Et de laisser le visiteur comme ensorcelé et
Enivré de son parfum… .À juste titre !
« Nymphéas » jaillis du pinceau de Charpentier autrement,
À l’énergie, un besoin d’exploser, peut-être était-il parti
Pour peindre autre chose, mais ils ont jailli,
Ils se sont imposés et sous la chaleur bienfaitrice des
Longues soirées d’été, ils se sont mis à exister… Vraiment.
« Nymphéas » n’appartiennent pas à Monet comme il
N’appartient pas à Charpentier.
On peint ce que l’on ressent et il est normal que parfois,
Les hommes, les femmes, voient la même chose,
Ressentent la même chose en regardant un jardin d’eau.
Et puis on parle… ..et l’on s’éloigne de la peinture…….
Prenez plutôt ça dans les yeux !!!
Acrylique sur toile 420/165 cm 2004