Quand on rencontre Diane Truti,
on ne peut s’empêcher de penser à l’image mythique de Diane chasseresse.
La fougue,
La vivacité
L’adresse
et j’oubliais la beauté.
un même prénom peut rapprocher certains traits de caractères.
Cette femme, a besoin de canaliser cette énergie débordante, ses émotions, ses désirs,
ses pulsions.
Diane choisi les Arts du feu comme Diane chasseresse choisi l’arc et le carquois.
Le raku,
par la spontanéité du geste,
la transformation de la matière sur l’instant,
lui apporte un moyen d’expression inespéré.
Diane aime consommer ces instants de vie à pleine dent.
Elle respire en sculptant la matière.
Elle transpire avec la terre.
Elle vibre et ressent la cuisson avec ses tripes,
avec ses sentiments.
La terre fait matière avec elle,
et elle ne peut s’en défaire.
Ces spirales,
comme un enroulement sans fin,
me font penser à la tour de Tatline,
ces sculptures évidées,
rapproche son travail du maître de l’émail Champy.
Ces boites ne sont que des cocons comme le dit si bien le peintre Philippe Charpentier.
A la recherche d’une énergie intérieure,
à la recherche d’une chaleur,
elle aussi,
intérieure.
La matière vit,
se craquelle,
se déchire et se fige comme un instantané.
Ces créations peuvent être rapprochées des performances,
par cette mise en condition et cette confrontation avec le feu, seul juge sur la ligne d’arrivée.
Diane vibre,
Diane souffre,
Diane est à la recherche de l’absolu.