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Passionné d'Art en général. La peinture, la sculpture, la céramique contemporaine font partie de mon univers. J'aime les cabinets des curiosités, la nature et pique des coups de gueule sur notre société et sur le bordel écologique. Entre Périgord et Berry je surveille les grenouilles ainsi les caprices de ma secrétaire particulière.

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LE COUP DU SOIR DE MICHEL LEPAREUR

 

        

                                                                              fusain sur papier 120 x 120

 

Le temps est à l’orage, une chaleur moite, lourde, étouffante même, saisie cette campagne tranquille entre le Boischaud et la Sologne.

C ’est le moment choisi par Michel pour s’avancer sur «  La Grande Sauldre  », à la recherche de la « grande truite » chère à Paul REBEYROLLE, à la recherche aussi des derniers rayons de lumière, dans les méandres de cette nature en transe.

Tout ici n’est qu’effervescence, les odeurs, le vent, les bruits, la pluie qui claque sur les feuilles et clapote à la surface de l’eau.

La surface de l’eau, zone d’échange entre le monde terrestre et le monde aquatique, la surface de l’eau que l’homme guette, épie pour ressentir la moindre mouvance à l’intérieur de cette substance aqueuse, le moindre frisson dans ce monde obscur.

Tout ici est excitation, seul, le vent continue de brouiller les pistes.

Déclenchés  par un coup de sifflet céleste, les insectes se mettent « à moucher », frôlant la surface de l’eau avec leurs ailes, leurs corps, l’entraînant dans leurs sillages.

 S’en suit comme une danse, un rituel que savoure le pêcheur, jusqu’à l’atteinte d’une frénésie collective, d’un paroxysme dans l’excitation, l’orgasme du monde vivant.

La frénésie est aussi dans l’œil du pêcheur qui décèle un léger mouvement sous la lame d’eau.

 Mouvement insignifiant mais suffisant pour trahir la présence du poisson.

Les derniers rayons de lumière soulignent encore mollement l’ondulation de l’eau et la danse des insectes .

Il faut toute la patience et l’instinct du pêcheur pour allez chercher au bout de son bras, au bout de sa canne, de sa soie, de sa mouche, la truite existée, elle aussi !

Alors les feuilles de ginkgo biloba s’abattent sur la surface de l’eau en un scintillement d’or, alors les arbres sombres de la bordure du ruisseau se redressent comme des effigies d’ancêtres, porteurs des traditions séculaires, ou comme un cheminement royal balisé par des cyprès de toscane, le long de cette trame liquide.

Voilà, l’œuvre de Michel !!!

Présence structurée et répétitive, sensualité et fragilité des feuilles d’automne, des couleurs, recherche inlassablement de la lumière en partant du noir, de l’obscurité.

Il nous pose sa lumière, la laisse transparaître – rêve – illusion - à travers ses paysages figés dans des cadres de bois clairs.

Il nous les impose comme des révélateurs du présent, de notre environnement, et les laisse transpirer de ces gouttes de lumières, qui nous touchent profondément !

L’œuvre de Michel « se mouche » de la fragilité de l’éphémère.

                      

                                                                                                                    ThierryB

 

 

 

 

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T
Je l'attends ce foutu printemps, avec ou sans mouche de mai!
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L
a putain con une mouche de mai vivement le printemps
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T
L'aventure du blog, c'est aussi de pouvoir lacher ses coups!
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P
quand je pense que c'est grâce à moi tout ça! Enfin...restons modeste.
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B
on s'y croirait .
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