Bouscaillou, un certain univers perdu au fond des bois Un univers de simplicité
la forêt de la Bessède, prés de Belvès
Une forêt déchirée par la tempête - des moignons épars de vieux « caudres » centenaires - des sentinelles isolées et fragiles. C’est bientôt le règne du roncier – du fouillis impénétrable.
Une cabane recouverte de tôles ondulées, c’est la cabane de Bouscaillou - plantée sur cette terre sablonneuse et souple – presque au milieu de nul part.
Timidité jusqu’à l’effacement. Ces personnages filiformes disparaissent derrière le fond de la toile, derrière le doublage des murs, loin des regards.
Bouscaillou est un homme discret comme le renard argenté - timide presque, mais observateur et volontaire. Il cherche depuis 50 ans peut-être, il cherche à animer sa vie comme il articule ses personnages, ses pantins.
Sa façon d’être lui-même - de parler de lui-même
Un inspiré loin des routes et des sentiers battus. Un de ces « rigolos » qui amusent et que l’on traite de « fada » par derrière - que l’on respecte aussi parce qu’il est différent et qu’il traîne sa bosse.
Il n’attend rien des autres, ni la fortune, ni la reconnaissance.
Il est branché sur le secteur çà lui apporte le confort. Il a chaud en hiver, c’est le plus important.
Bouscaillou ne regrette rien - un petit sourire effacé - il est heureux.
Vivre au jour le jour, le regard fixé sur le papier un pinceau à la main - continuer à chercher dans la matière et la couleur - dans cette forêt centenaire aux multiples dédales.
Bouscaillou dans son atelier
Bouscaillou et le peintre Alain Sanfourche