

photos non contractuelles - sanilh'Art 2006
Vers un mysticisme,
vers une étrangeté presque dérangeante, Michel Pourtier nous rappelle les figures grotesques sur les chapiteaux des églises, les formes désarticulées de Bellmer ou les gravures viscérales de Fred Deux.
Des références certes, mais un rendu un peu occulte qui ne met en avant qu'une façade, fragile et sans réelle fondation.
Dommage car le coup de patte est bon.
De plus il faut s'étonner que ce type d'expo (temporaire et régionaliste) logée dans les locaux du musée d'histoire et d'archéologie (qui n'est plus qu'un mythe enseveli dans la torpeur d'une gestion timide, voir inexistante), vous coûtera la bagatelle de 4 euros par personne.
Personne ne se déplace aujourd'hui pour voir une expo (sauf pour remplir son estomac au moment du vernissage) alors rajouter une entrée payante pour une visite de 10mn maxi reste indigne d'une municipalité.
Promouvoir l’Art n'est pas rentable, c'est sûr, mais çà fait partie d'une mission de service publique.
A Périgueux, il n'y a pas de petits profits, rappelez vous de la volonté de la municipalité de vouloir faire payer le stationnement à l'hôpital de la ville. Un comble!!
La municipalité a fini par céder sous la pression médiatique
C'est vrai qu'il faut payer aujourd'hui la facture de l'oeuvre en bronze d'Yvonne Clergerie, la grande prêtresse de l'Art Contemporain Périgourdin.
L'Art bidochon a un prix, celui de faire passer la pilule au contribuable!