

Laurent Dufour - plats - grés cuisson bois
C’est avec l’assiduité d’un jeune ministre,
Accompagné de ma secrétaire particulière que je viens vous rendre compte de ma visite à Bussière Badil,
Foire des potiers pour le grand public, de la vaisselle certe,
Mais aussi émergence de jeunes talents.
Trois noms m’ont sauté aux yeux,
Entre un regard inquisiteur vers mon dernier bambin, excité à la vue de poteries à casser,
De monde a bousculer et d’une tripotée d’animaux en laisse a faire aboyer.
Martine Adeline a rompu ses amarres pour faire s’ouvrir la matière, brute, belle, simple surtout. Un simple regard pour m’apercevoir qu’il y a du bon, du très bon même.
Laurent Dufour, jeune et opportuniste qui de sa « Champagne presque Berrichonne » marche sur les traces d’Anne Kjaersgaard. Une cuisson au feu bois, de la terre ramasser à la pelle et à la pioche, magique et simple comme ces plats, ces pichets, ces bols, brutes et émaillés. Email, comme un voile sur la terre nue, pudeur et sensualité à la fois. De la bonne cuisine,
Ma secrétaire a adoré, moi aussi.
Il y a aussi Anne Verdier qui marche sur les sentiers de l’expérimentation, à la recherche des origines, de la fusion, de la minéralisation, de la cristallisation. A la recherche de la géode - entre liberté et maîtrise technique. La richesse vient de l’intérieur disait souvent Eva Eisenloefel, avec les oeuvres d’Anne Verdier, elle ne pouvait pas mieux dire...
Enfin je reviens heureux aussi de ma rencontre hasardeuse avec le grand Yves Very, comme quoi les chemins se croisent quand ils doivent se croiser. Il me faudra un peu de recul pour repasser toutes ces belles images dans ma tête, de vraies images et de vraies rencontres sur les chemins de la terre,
Bussière Badil une vraie réussite et c’est gratuit!