Picasso - La mort de Casagemas - 35 x27 - 1901
L’amour pour Germaine est à l’origine de sa propre mort.
Casagemas s’est donné la mort après avoir tenté d’enlever la vie à sa bien aimée, femme sulfureuse et provocante, femme qui s’est jouée de lui, Casa, femme qu’il a aimé sans compter, plus que tout… Excédé le meilleur ami de Pablo Picasso a réagi avec son tempérament fougueux et impulsif de son Espagne natal.
La mort de Casagemas a fait peindre Picasso autrement, marqué lui aussi dans ses tripes et dans son sang, par ce « fait divers », qui ne touche pas que les autres.
Il aborde le bleu, le bleu du ciel, le bleu et ses étoiles, et sa lumière, c’est le début d’un travail fort, d’une très grande période, qu’il ne dévoilera au public qu’en 1966, comme pour rester en intimité avec une émotion toujours présente…Sa période bleu !
Le souffle de la vie qui s’éteint, la rose aux perles de sang, le sang de la vie qui ne coule plus, la vie qui s’interrompt subitement, la mort appartient au présent, la mort surgit sans concession, enlève le souffle de la vie, enlève l’espoir de voir, d’entendre, de partager, de voir la vie s’animer, continuer simplement. La mort laisse des traces, la mort fait souffrir, la mort est insupportable, la mort donne envie de crier, de dire qu’on en veut pas, qu’on y croit pas, quel est injuste.
Pour Picasso la mort de son ami l’aura marqué toute sa vie, on n’efface pas une vie partagée, lien du sang ou complicité avec l’être aimé, on se fait une raison!!!